L’huile de coco pour des cheveux sains

Je vous avais promis un « cycle du cheveu » dans ces pages. La chose est assez technique et assez vaste : rien que sur le site de la Society of Cosmetic Chemists, on trouve pas moins de 1577 articles qui abordent le sujet. Du coup, si j’attends de les avoir tous avalés avant de commencer à disserter de façon un peu rébarbative sur le cortex et la medulla, on n’est pas rendu au bout.

Par conséquent, il m’a semblé plus sympa d’aborder quelques aspects techniques en parlant d’un produit, et pour inaugurer la chose, je m’en vais vous causer de l’huile de coco.

L’huile de coco, qu’est-ce que c’est ?

On avait vaguement abordé la chose dans l’article sur le coco-caprylate, lui-même un dérivé de l’huile de coco.
L’huile de coco est produite à partir des noix du cocotier – merci Captain Obvious.
On distinguera cependant l’huile de coprah, produite à partir de la chair séchée de la noix de coco, et l’huile vierge de noix de coco, obtenue par pressage à froid de la noix mûre. (1) L’huile de coprah est raffinée par une extraction alcaline, blanchie et désodorisée, alors que la production de l’huile de coco vierge n’implique ni chauffage, ni processus chimique. Elle sera tout au plus lavée à l’eau, centrifugée ou filtrée, ce qui n’altère ni sa composition, ni ses propriétés. (1-3)

huile de coco fushi

J’ai choisi pour tester l’huile de coco la marque Fushi. Elle est labellisée Bio, pressée à froid, et surtout j’aime bien le packaging (et je suis superficielle si je veux).

L’huile de coco est généralement considérée comme une graisse saturée, car elle contient 90 % d’acides gras du même nom. (1) Ces acides gras saturés contiennent entre 8 et 18 atomes de carbone, même si on en trouve aussi deux ou trois qui font les malins avec moins de carbones dans leur chaîne, quoiqu’en plus faible quantité. (4) Elle a une teneur particulièrement élevée en triglycérides d’acide laurique. (3,5)
À température ambiante quand on habite en Bretagne, l’huile de coco se présente sous forme d’un solide blanc qui fleure bon l’exotisme. Fondant aux alentours de 25 °C, elle se liquéfie dans les paumes de la main, permettant une aplication extrêmement simple.

Et l’huile de coco, à quoi ça sert ?

Sa principale utilisation, soyons francs, c’est la cosmétique. (3) On l’utilise aussi pour la becquetance dans des pays où l’on se préoccupe moins de la teneur en graisses polyinsaturées de son huile de friture, rapport qu’on a d’autres soucis dans la vie et que le marketing peine un peu à atteindre les gens qui n’ont pas la télévision.
D’un point de vue cosmétique, donc, l’huile de coco est bien entendu un émollient et un lubrifiant, (6) mais elle est également légèrement antioxydante du fait de sa teneur en composés phénoliques. (1)

huile de coco solide

L’huile de coco se présente sous la forme d’un solide blanc, qui fond aux alentours de 25 °C.

Super, et pour les cheveux spécifiquement ?

Pour les cheveux, c’est une huile parfaite à utiliser en bain d’huile avant shampooing. (6)
En effet, l’intérieur de la fibre capillaire est protégé des diverses agressions extérieures par la cuticule. La cuticule, appelée aussi écailles du cheveu, est en fait constituée à l’extérieur d’une exocuticule, et à l’intérieur d’une endocuticule. (6,7) Forcément, ça serait trop beau sinon, l’exocuticule et l’endocuticule n’ont pas exactement la même structure, et l’exocuticule va être plus réticulée que sa copine l’endocuticule. (6)

D’un point de vue mécanique, donc finalement du point de vue du peigne, le fait que l’exocuticule soit plus réticulée implique qu’elle est également plus rigide, et donc plus cassante que l’endocuticule. Mais comme la nature est bien faite, l’exocuticule est plus résistante à l’abrasion – et ça c’est chouette, sinon le démêlage serait une entreprise assez dommageable pour la crinière.

L’autre effet de la réticulation, c’est que quand on mouille son cheveux à des fins de lavage, l’exocuticule ne gonfle pas, tandis que l’endocuticule, si.
Mmmhh, et alors, me répondrez-vous ?
Eh bien du fait du gonflement d’une partie de la cuticule seulement, elle se déforme. Les écailles de la cuticule se soulèvent alors du fait de cette déformation, et sont donc plus susceptibles d’être endommagées au brossage. C’est la raison pour laquelle on conseille de ne pas se démêler les cheveux quand ils sont humides ou mouillés. (6)

Malgré tout, si vous êtes comme moi, vous le faites quand-même, parce que se retrouver avec une tignasse entière à démêler après que les nœuds du shampooing aient séché, ça fait rêver personne.
C’est là que l’application d’huile de coco en masque avant-shampooing (ou en pre-wash quand on cause un peu anglais et qu’on est à la pointe des dernières tendances) vient sauver votre crinière des méfaits du peigne. En effet, l’huile de coco est hydrophobe. Elle gaine le cheveu et pénètre un peu la fibre capillaire, empêchant l’eau de pénétrer et de faire gonfler l’endocuticule.
L’endommagement lors du passage du peigne sur cheveux humides est alors moindre, particulièrement sur cheveux préalablement maltraités (coloration, lissage, etc). (6)
De plus, la lubrification apportée diminue les forces appliquées lors du brossage, ce qui limite la casse. (6,8,9)

huile de coco liquide

Au-dessus de 25 °C, l’huile de coco se liquéfie. Il est donc assez simple de la faire fondre dans les paumes de ses mains pour l’appliquer facilement sur les longueurs et les pointes en pre-wash.

Euh, mais je pourrais pas mettre n’importe quelle autre huile à la place ?

Du point de vue de la lubrification, l’effet serait raisonnablement similaire avec toute autre huile, ou même avec une préparation du commerce du type après-shampooing.
Malgré tout, l’application d’huile de tournesol ou d’huile minérale issue de la pétrochimie ne réduit pas spécialement l’endommagement au brossage des cheveux mouillés. En effet, l’huile de coco, contrairement à ses copines, a un poids moléculaire plutôt bas et une structure linéaire. Du coup, là où les autres huiles restent en surface en attendant que ça passe, l’huile de coco, elle, fait son boulot et pénètre dans la fibre capillaire, l’empêchant de gonfler sous l’effet de l’eau. (5,7)

En plus de réduire la casse au brossage sur cheveux humides par ce processus, l’huile de coco, en empêchant la fibre de gonfler et dégonfler à chaque contact avec l’eau, diminue l’endommagement par fatigue hygrale.

Erf, comment ça mon cheveu est fatigué quand je le lave ?

La fatigue, c’est un terme mécanique qui exprime grosso modo le fait qu’un processus qui ne cause pas la casse du cheveu à lui tout seul, comme par exemple la force que j’applique sur ma tignasse pour la démêler, va la causer s’il est répété 2 000 fois.
En effet, à chaque passage du peigne, ou à chaque gonflement par l’eau, je crée un petit défaut dans mon cheveu, et c’est l’accumulation de ces petits défauts qui va, sur le long terme, provoquer la rupture de ma fibre capillaire à des forces très largement inférieures à celles nécessaires à la casse d’un cheveu sain. (8)

huile de coco

En plus, franchement, l’odeur de l’huile de coco non raffinée est à tomber, loin des « senteur coco » et autres « parfum des îles » aux relents écœurants.

Bon, OK, mais si j’empêche l’eau de pénétrer ma fibre capillaire, je ne l’endommage pas plus par manque d’hydratation ?

L’hydratation du cheveu et ses effets mérite bien un article rien que pour elle, on en causera donc prochainement.
Sachez juste que si l’huile de coco réduit la pénétration de l’eau dans la fibre, elle ne la rend pas plus rigide, et donc pas plus cassante – une sombre histoire de plastification de la fibre, qui n’a rien à voir avec le composé du même nom. (5)

L’huile de coco : ce qu’il faut retenir

L’huile de coco, utilisée en pre-wash, diminue l’endommagement de la fibre capillaire au brossage sur cheveux humides. Elle empêche le cheveu de gonfler sous l’effet de l’eau, et son action lubrifiante facilite le démêlage.
Ainsi protégé, le cheveu s’abîme moins et reste donc brillant et en bonne santé sur le long terme.
On utilisera l’huile de coco par exemple dans un maque avant-shampooing avec de l’aloe vera, sur les longueurs et les pointes.

J’espère que ce premier article plus spécialement dédié au cheveu vous aura plu, et n’hésitez surtout pas à laisser des commentaires sur le contenu !

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BIBLIOGRAPHIE
1. A.M. Marina, Y.B. Che Man, S.A.H. Nazima, I. Amin, Antioxidant capacity and phenolic acids of virgin coconut oil. Internat. J. Food Sci. Nut. 2009, Vol. 60, S2, pp. 114-123.
2. F.M. Dayrit, O.E.M. Buenafe, E.T. Chainani, I.M.S. de Vera, I.K.D. Dimson, E.G. Gonzales, J.E.R. Santos, Standards for Essential Composition and Quality Factors of Commercial Virgin Coconut Oil and its Differentiation from RBD Coconut Oil and Copra Oil. Philippine J. Sci. 2007, Vol. 136, 2, pp. 121-131.
3. T. Arumuganathan, K. Madhavan, A.C. Mathew, S. Padmanabhan, Lipid profile of virgin coconut oil processed by different methods. J. Plant. Crops. 2011, Vol. 39, 1, pp. 247-251.
4. G.C. Gervajio, Fatty Acids and Derivatives from Coconut Oil. Bailey’s Industrial Oil and Fat Products. 2005, Vol. 6, 1.
5. S.B. Ruetsch, Y.K. Kamath, A.S. Rele, R.B. Mohile, Secondary ion mass spectrometric investigation penetration of coconut and mineral oils into human hairfibers: Relevance to hair damage. J. Cosmet. Sci. 2001, Vol. 52, pp. 169-184.
6. A.S. Rele, R.B. Mohile, Effect of coconut oil on prevention of hair damage. Part I. J. Cosmet. Sci. 1999, Vol. 50, pp. 327-339.
7. A.S. Rele, R.B. Mohile, Effect of mineral oil, sunflower oil, and coconut oil on prevention of hair damage. J. Cosmet. Sci. 2003, Vol. 54, pp. 175-192.
8. T.A. Evans, K. Park, A statistical analysis of hair breakage. II. Repeated grooming experiments. J. Cosmet. Sci. 2010, Vol. 61, pp. 439-455.
9. S.E. Kelly, V.N.E. Robinson. The effect of grooming on the hair cuticle. J. Soc. Cosmet. Chem. 1982, Vol. 33, pp. 203-215.

19 Comments

  1. Super tes explications! 🙂
    Alors je suis contente, j’avais bon! Huile de coco + une tout petit peu d’huile d’argan avant le shampooing. J’ai testé deux fois, la première, j’ai adoré le résultat, la seconde, un peu moins… Me reste à trouver la bonne régularité pour ce soin.
    Et sinon, j’utilise l’huile de coco pour le démaquillage, ça marche super bien et ça ne pique pas les yeux!

    • Merci Meriem !
      Coco / argan, c’est parfait avant le shampooing, oui. Tu peux ajouter un humectant type aloe vera ou glycerine, je fais depuis peu et mes cheveux sont passés d’un peu indomptables à beaucoup plus souples. Mais c’est vrai que trop de soins c’est pas forcément mieux et c’est complexe de trouver la fréquence exacte.
      Quand au démaquillage à l’huile, j’adorais quand j’étais en Suède, et au retour en France ça m’a donné une acné terrible, donc j’ai abandonné – à regret d’ailleurs parce que c’est vrai que ça marche super bien. J’imagine que toi avec le maquillage de spectacle en plus, ça doit être vraiment nécessaire pour tout enlever…

      • L’huile de coco est comédogène au niveau du visage sur pas mal de personnes, ce qui explique qu’avec la pollution un peu plus présente en France, ton visage n’a plus supporté son utilisation peut-être ?
        Dans ce cas là si tu veux continuer avec le démaquillage à l’huile, tu peux choisir l’huile de noyau d’abricot et ajouter de la squalane végétale avec de la mousse de babassu pour le rendre rinçable à l’eau en formant une émulsion laiteuse à son contact. Moins de risque de boutons ainsi car pas de film gras qui persiste 😉 C’est le principe des huiles démaquillantes asiatiques.
        Ou encore plus simple : utiliser un shampoing bio doux pas cher qu’on aime pas et faire le mélange 30ml d’huile/20ml de shampoing. Super efficace et doux, ça forme une émulsion légèrement mousseuse qui se rince très bien et adoucit la peau.
        Enfin, il existe bien entendu des huiles démaquillantes bio comme celle de Melvita au pire.
        Bises ! 😉

        • Je manque à mes plus élémentaires devoirs en ce moment, donc super désolée pour le retard de cette réponse (trop de taf, trop de taf. Bref).
          En fait pour mon démaquillage j’utilisais une huile Lancôme en Suède, toute minérale et pas bien clean. En rentrant en France j’ai lâchée celle-là et j’en ai essayé quelques autres, toujours avec le même résultat. Même chose pour la Konjac, la Tosowong, les gommages trop fréquent, tout ce qui est censément purifiant, nettoyant, exfoliant, à part l’argile et le bicarbonate.
          L’avantage, c’est que ça me coûte pas bien cher, l’incovénient, c’est que les nettoyages en profondeur, on oublie. Bon, après tout, on n’a peut-être pas besoin de nettoyer sa peau en profondeur…
          Bises aussi !

  2. Bonjour ! Super article comme d’habitude, j’ai vraiment hâte de voir la suite de ton cycle sur le cheveux ! 🙂

    Ça tombe bien, je viens de commander de l’huile de coco. Concrètement, tu proposes d’appliquer de l’huile sur les cheveux, puis de démêler, puis mouiller, et enfin de procéder à toute notre routine habituelle sous la douche, c’est bien ça ?
    Sinon une question peut-être stupide, mais j’ai les cheveux bouclés. Quand je me les démêle, on obtient donc le sublime effet Jackson Five ; je réserve donc le démêlage avant ma douche, sur cheveux secs avec un peigne en corne, et ensuite j’y touche plus avant la douche suivante. J’ai vu un peu de tout et son contraire sur le net pour les cheveux bouclés, mais finalement, ce que je fais c’est bien le moins pire dans ce genre de situation ?
    (Sinon avant moi aussi je me les démêlais de nouveau après la douche, sur cheveux humides, sinon c’était l’orgie du nœud ; mais depuis quelques temps je fais un masque avant-shampoing à base de crème fraiche – miel – aloe vera par semaine, et mon dieu dès la première utilisation même plus besoin de démêler après ! C’était vraiment un choc, mes doigts glissaient dans mes cheveux sans rencontrer aucun obstacle O.o’ Donc si ça peut t’aider :). )

    Sinon je reviens à propos de l’ail-oignon ; mais bon sang, il y a de nombreuses cures différentes pour la pousse des cheveux. Gingembre, lait de coco (qui décape aussi gentillement les silicones et autres trucs pas cools), l’ortie piquante, avec l’ail-oignon en prime j’avoue que je ne sais plus trop laquelle choisir. (Sinon le soufre est apparemment un composant de base pour synthétiser de la kératine, donc je peux concevoir que ça puisse possiblement fonctionner ?).
    La pousse des cheveux, et surtout son optimisation, est un soucis prioritaire pour moi 8D Mais j’avoue que l’ail-oignon ça me rebute un peu haha.

    • Merci Camille !
      Concrètement je fais un masque aloe vera + huile de coco que je laisse poser la nuit, mais une heure suffit aussi en cas de gros coup de bourre. L’huile de cooco rentre bien dans le cheveu et imperméabilise la fibre ce qui va l’empêcher de gonfler sous l’effet de l’eau.
      Je suis en train de lire plein de choses sur le démêlage, et il apparaîtrait quand-même que ton type de cheveu serait plus facile à démêler mouillé. J’ai juste survolé un article qui a l’air de dire que la casse des cheveux bouclés concerne de plus grandes longueurs quand c’est fait à sec que quand c’est fait sur du mouillé, c’est à dire excatement l’effet inverse de ce qui se passe sur cheveu raide ou ondulé.
      Le miel me donne une tignasse indomptable – mousseuse et rêche. Mais j’ai pas encore tenté la crème fraîche. Il faut dire que dernièrement j’avais l’effet que tu décris avec aloe + coco, du coup j’ai pas trop cherché plus loin, surtout que ma douche ne fait plus d’eau chaude, que ma proprio n’est pas pressée de réparée et que du coup je suis moins encline aux tests capillaires 😉
      J’ai aussi trouvé un bouquin (700 pages, aïe) qui traite de la nature du cheveu, et de popnts disulfides. J’emmène la version électronique pendant mes vacances de Noël, avec un peu de chance j’aurais 2 minutes pour me plonger dedans entre deux indigestion, héhé. Mais pareil que toi, ail-oignon, dans le manger c’est chouette mais sur la tête, ça me tente moyen…

  3. Merci pour cet article très documenté! (j’apprécie quand les sources sont citées!)

    L’huile de coco, c’est le must have en soins naturels.
    Je l’utilise à toutes les sauces : soin avant shampoing cheveux, soin texturisant sur cheveux secs, beurre pour le corps, huile démaquillante, soin de ongles, gloss pour les lèvres…. ce qui fait que j’ai réduit mes produits de soin grâce à ses multiples fonctions!

    bises

    Helychrise

    • Merci Helychrise ! J’avoue qu’on lit tellement de choses sans sources sur le net qu’à la fin on ne sait plus très bien ce qu’il en est, oui.
      Je n’ai utilisé l’huile de coco que sur les cheveux jusqu’à présent, mais c’est parfait pour. Du coup pour les ongles ça doit être bien aussi, j’imagine. Pour le corps, ça pénètre pas trop mal ?
      J’ai vraiment du mal avec l’effet peau collante de la plupart des huiles, du coup j’ai même pas essayé – ouais, grosse feignasse, je sais 🙂

      Bises aussi

  4. Je savais que l’huile de coco était une des seules à pénètrer la fibre capillaire et que du coup tout le monde la préconise en bain d’huile, mais je ne savais pas du tout pour son effet protecteur lors du brossage sur cheveux humides ! Je suis comme toi, je me brosse les cheveux encore mouillés (pas bien!) car sinon j’ai une coiffure assez moche une fois secs et pas moyen de la rattraper^^
    Le bain d’huile de coco pour soigner les cheveux secs ne m’avait pas convaincus du tout mais juste en prévention de la casse lors du brossage, là ça m’intéresse 😉

    Merci pour le super article !

    • De rien, de rien ! 🙂
      Je ne savais pas non plus, mais du coup j’en abuse en avant-shampooing (sauf en ce moment parce que j’ai plus d’eau chaude dans ma baignoire depuis pas loin d’1 mois, une sombre histoire de proprio pas pressée). Pour cheveux secs, donc mes longueurs, je mets de l’aloe vera sous l’huile de coco, et c’est un vrai bonheur. Ça fait longtemps que j’avais pas eu une tignasse aussi souple !

  5. Article super intéressant, comme toujours !
    Je suis ravie d’apprendre des choses sur la cosmétiques grâce à tes explications.

    Bonne continuation, à la prochaine !

    • Merci Marine !
      Je n’ai pas eu un instant à consacrer à ce blog ce mois-ci, mais la prochaine se dessine enfin – la casse au brossage, qui, je l’espère, clôturera l’année en beauté !

  6. Bonjour! Super blog, merci beaucoup pour toutes ces investigations et ces articles clairs et drôles!
    Allez, je m’en vais me tartiner le crin d’huile de coco!
    Par contre je le faisais moins parce que j’ai l’impression que rien ne pénètre dans mon cheveu, comme si ça restait à l’extérieur. J’ai aussi du mal à laver correctement mes cheveux après un masque ou une période un peu plus longue sans lavage. Je ne vois pas bien la différence avec ou sans masque (avant ou après shamp), et le seul truc qui a l’air de faire des merveilles, c’est des shampoings de ghassoul tout bête qui me gaine la boucle comme le faisaient avant les mousses siliconées (là aussi j’en fait deux et je frotte à chaque fois activement, sinon ça sert à rien; du coup c’est un peu chiant à faire et ça revient coûteux). Je te raconte cette part passionnante de mon existence parce que je trouve tous ces mécanismes assez curieux. J’ai bien sûr pensé à la porosité, mais faut pas déconner non plus. Je précise que je ne fais pas de henné et que je suis passée, comme le veux la mode hippie-branchée, au sans silicone et compagnie. Ce qui m’intéresse dans l’histoire c’est de comprendre un peu pourquoi mon cheveu ressemble à ce point à une forteresse impénétrable (après ils vivent leur vie en communauté sans trop de soucis).

    • Bonjour Maï !
      Contente que ça te plaise !
      Il faut que je fasse un article de fond sur les cheveux bouclés, qui apparemment ont une vie complètement différente de celle des cheveux lisses ou vaguement ondulés.
      Malgré tout, ça ne devrait pas jouer sur le lavage. Je t’avoue que depuis mon début de transition vers le sans sulfate, je galère un peu à éliminer les masques d’huile de coco ou même le vieux sébum. Du coup je pense que ça reste une étape cruciale parce que l’ajout et le rajout couche sur couche de produits divers peuvent tout à fait produire une espèce de couche imperméable qui du coup ne va pas laisser pénétrer grand-chose. Je ne sais pas si tu en fais, mais je suppose que c’est un peu pour ça qu’on conseille un shampooing clarifiant tous les mois quand on est au naturel.
      À vrai dire je n’exclue pas complètement de retourner flirter avec mes shampooings sulfatés ponctuellement si je ne trouve pas de solution, surtout que la dernière fois, l’huile de coco mal lavée qui reste une bonne partie de la semaine, ça m’a pas mal terni le crin…

      • Haha oui je vois très bien le reste d’huile mal lavée!
        Ecoute depuis que je suis passée à ce type de soin je trouve que je dépense moins de sous et utilise beaucoup moins de produits qu’avant. Parce que je pense que mon type de cheveux arrange bien l’industrie cosmétique: c’est simple, c’est toujours le bordel, donc nous autres bouclés passons notre vie à acheter des tas de mousses pour cacher le fait qu’on se démêle la tignasse seulement quand on se lave les cheveux et que c’est joli le premier jour, après ça devient n’importe quoi. Et le ghassoul est devenu mon meilleur pote, mais shamp ou poudre, je fais bien deux shampoings sinon c’est pas la peine, comme toi. Je fais pas de shampoing clarifiant, je devrais peut-être essayer. Là j’utilise le lavera à la rose, il me rend pas hystérique mais j’arrive à avoir le cheveu propre, c’est déjà ça, et il coûte 5 balles, donc c’est pas ruineux.
        Après, je pense vraiment qu’il faut pas en faire trop quand on est aux soins naturels, si on galère à rincer c’est peut-être qu’on a trop mis d’huile, ou bien qu’elle est trop riche, comme pour la peau. Au début je passais ma vie à me tartiner le crâne de yaourt et d’huiles et j’ai pas trouvé ça probant. Depuis que je fais quasi plus rien, j’ai certes des fourches mais au moins j’arrive à laver mes veuch (on peut pas tout avoir). Ma dernière folie: du démaquillant bio en leave-in, pour changer de l’huile!
        Y a ce blog que j’aime bien, la fille a des cheveux de folie et elle a apparemment rencontré le même problème que nous en pire, je sais pas si tu connais
        http://lachevelue.canalblog.com/
        Désolée pour le pavé!

        • J’étais revenue à une routine assez minimaliste il y a un an, avec un shampooing Klorane et un AS Timotei bio, donc niveau finance et nombre de produits, ça ne change pas vraiment pour moi.
          Par contre, le changement se fait au niveau de la qualité de la tignasse : de mousseux qu’ils étaient, mes cheveux deviennent plus lisses et plus jolis, et dans mon cas c’est vraiment le bénéfice des longs masques AV + coco.

          Pour le shampooing clarifiant, je ne sais pas bien encore. En général ça implique du bicarbonate, et j’ai l’impression que si c’est bon pour le cuir chevelu, pour les longueurs c’est au moins aussi agressif que les sulfates.
          Par contre je ne suis pas prête à passer aux poudres, je choppe une conjonctivite un henné sur trois, alors en utilisation hebdomadaire, ça ne me paraît pas raisonnable.
          Du coup j’ai investi dans un shampooing solide Liggett’s, qui a priori ne contient pas de sulfates et ne poisse pas. La suite au prochain épisode 🙂

          Mais globalement je suis assez d’accord pour ton analyse sur le naturel. Je chargeais bien en huile de coco avec un shampooing sulfaté, mais je ne pense pas que ce soit aussi nécessaire avec les noix de lavages, par exemple, qui même avec un masque rapide avant shamppoing m’ont laissé les pointes toutes douces et bien moins agressées que d’habitude.
          Et en leave-in j’ai adopté la crème de nuit Nectar of Nature, et ça fait des miracles 😉

          Je connaissais pas ce blog, merci ! Par contre en Suède elle va de toutes façons galérer. J’y suis restée 3 ans 1/2 et ça m’a tué les longueurs, et la plupart des filles à cheveux longs ou mi-longs qui sont arrivées en même temps que moi ont coupé au bout d’un an. On était au conventionnel, note, mais l’air est vraiment super oxydant et sec. Le seul suédois que je connaissais qui avait de super cheveux (blonds, fins, et à la taille) était au Warter-Only depuis un bail – et je l’ai regardé avec des yeux comme des soucoupes quand il m’a dit ça en 2006, haha !
          (Et pas de soucis pour le pavé, je crois que je viens d’en faire un aussi 🙂 )

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