La pierre d’alun : un sel d’aluminium comme les autres ?

Previously on Le Boudoir de Rachel

On avait déjà évoqué cette substance hautement décriée qu’est le chlorhydrate d’aluminium, et tout ses cousins chlorures et autres sels d’aluminiums.
Il ressortait de l’étude bibliographique que si on avait pas de preuve certaine d’un lien direct entre l’usage d’antiperspirant et le cancer du sein, on pouvait à juste titre appliquer le principe de précaution et éviter de s’en coller des litrons sous les aisselles trois fois par jour.

Une incertitude flottait sur la pierre d’alun, dont autant la cosmétique traditionnelle que la cosmétique bio se sont emparées voracement.
Il faut dire que le marché des déodorants, c’est presque 500 millions d’euros en 2012, si on en croît LSA. (1) Forcément, on comprend que certains ne reculent devant rien pour essayer de fourguer leur camelote.

pierre d'alun déodorant

La pierre d’alun est un cristal blanc d’allure plutôt inoffensive au premier abord. Elle peut être employée telle quelle en tant que déodorant et on la retrouve de de plus en plus souvent intégrée dans les préparations déodorantes du commerce.

Ce qu’on lit généralement au sujet de la pierre d’alun

La perle de mes recherches provient d’une bloggeuse dont je tairai le nom, qui affirme haut et fort que « La pierre d’alun ne contient pas d’aluminium ».
Plus généralement, on trouve le leitmotiv : « La pierre d’alun naturelle c’est bien, la pierre d’alun synthétique, c’est Satan en caillou », accompagné d’un « La molécule est tellement grosse, ma bonne dame, qu’il n’y a pas la moindre chance qu’elle pénètre dans l’organisme, vous pensez ».

Bien que je n’ai pas trouvé d’article sur la potentielle absorption cutanée de la pierre d’alun à l’époque où j’ai rédigé ma bafouille sur les sels d’aluminium, un nom semblait émerger de mes diverses recherches internet : celui du Pr. Deloncle.
J’ai pris mon courage à deux mains et mon clavier dans l’autre, et j’ai envoyé un mail au monsieur pour savoir ce qu’il avait pu écrire sur le sujet. Moi, à la louche, j’avais tendance à penser qu’un sel d’alu, c’est un sel d’alu, gros ou pas, et qu’il n’y avait pas bien de raison pour que celui-là ne se comporte pas comme ses copains.
M’enfin, soyons francs, la chimie de l’aluminium, en solution je n’en ai pas fait depuis des lustres. Ma spécialité à moi, c’était les verres rien à voir avec l’alcool, alors vous pensez bien que j’allais pas essayer de vous enduire d’erreur sous prétexte que je pensais ceci ou cela.

Le Pr. Deloncle a été assez gentil pour me répondre, et on va détailler ça ensemble, si vous le voulez bien.
J’aime d’habitude à opposer les opinions diverses et variées. Malheureusement, pour cette fois, j’ai surtout l’avis de Monsieur Deloncle, que j’ai complété à l’occasion par quelques autres références bibliographiques.
À noter cependant, quoique vous en pensiez à la fin, que ce monsieur n’est pas le premier clampin venu, qu’il a une jolie carrière à son actif. C’est pas Jean-Relou qui a lu le premier chapitre de la Chimie pour les Nuls et qui propose son opinion éclairée à qui ne veut pas l’entendre, ni Marie-Galadriel, qui s’est mise en accord avec ses chakras avant de décréter l’innocuité de la chose.

La pierre d’alun, qu’est-ce que c’est ?

C’est une molécule de formule Al2 (SO4)3, K2 (SO4), 24 H2O.
Comment ça, ça vous renseigne pas beaucoup plus ?
Décryptons : c’est un sulfate (SO4) double d’aluminium (Al2) et de potassium (K2) hydraté (les 24 molécules d’ H2O). (2)
Autant vous dire qu’avec 24 molécules d’eau autour de ce sulfate double, c’est pas une petite molécule, c’est plutôt un gros machin, façon Marshmallow Man dans Ghostbusters (ouais, on a les références qu’on peut).

pierre d'alun danger

De quelque façon qu’on la scrute, sous ses allures de gros caillou blanc, la pierre d’alun est un sel d’aluminium. La question est de savoir s’il se comporte comme ses potos néfastes ou si au contraire il n’est que douceur et bienveillance pour le dessous de bras assailli par la transpiration excessive.

C’est la taille de ce sel que l’on met souvent en avant pour « prouver » son innocuité dans les laïus marketing : « Certes, l’alun de potassium est un sel d’aluminium, mais il est tellement GROS qu’il ne va pas pénétrer les pores ou la peau ».
C’est bien joli, mais ce que le marketing oublie de considérer, c’est que ce gros sel joufflu va être mis en présence de sueur, et qu’il va donc subir quelques modifications.

La pierre d’alun en présence d’eau

De part son mode d’application (on mouille la pierre avant de s’en enduire copieusement les aisselles), il est évident que la pierre d’alun est partiellement soluble dans l’eau. Pour les ceusses qui auraient des doutes, il suffit de plonger un petit bout de pierre d’alun dans un verre d’eau tiédasse pour s’en convaincre assez rapidement.
À 40°C, température proche de la température corporelle classique, on dissout jusqu’à 282 g de pierre d’alun par litre d’eau. (2)
(Et la pierre à 10 sous, c’est pas…. Hum. Pardon.)

pierre d'alun dissolution

Il y a pas mal de bulles d’air dans mon verre Pyrex™ qui contient de l’eau à 37°C. Malgré tout, si on distingue assez bien mon petit crystal d’alun de potassium sur la photo de gauche, il a quasi disparu 10 minutes plus tard, sur la photo de droite (sur laquelle j’ai utilisé un plus fort grossissement sinon on ne voyait rien).

En se dissolvant dans l’eau ou dans la sueur, c’est selon, l’alun de potassium va libérer les ions qui le constituent : de l’aluminium, du potassium et des sulfates. (2)
L’argument si souvent avancé de la-grosse-molécule-stable-et-inerte-qui-ne-peut-pas-pénétrer-la-peau devient donc complètement caduc.

À 37°C, dans la moiteur transpirante de vos aisselles, la pierre d’alun n’est plus.

Aussitôt après application, vous transportez donc sur vos dessous de bras une soupe ionique qui contient entre autre de l’aluminium sous forme Al3+. Que va devenir cet aluminium ?

L’aluminium : sa vie, son œuvre

L’aluminium est un élément complexe, qui aime bien ne pas faire comme tout le monde, histoire de se singulariser.
Déjà, il est amphotère : il se comporte donc comme une base en milieu acide, et comme un acide en milieu basique. Oui, oui, un peu comme un escargot, ou tout autre animal hermaphrodite.

Ensuite, c’est un « acide dur » selon le concept de Pearson. (2)
Je vous épargne Pearson ? Je vous épargne Pearson.
Sachez juste que ça implique que l’aluminium a beaucoup d’affection pour les molécules qui contiendraient de l’oxygène ou de l’azote, auxquelles il peut se lier très fortement. L’aluminium est un grand romantique, au final.

Super, mais qu’est-ce qu’il devient sous mes aisselles, ce grand romantique hermaphrodite ?

Si l’aluminium reste sous forme soluble à des pH inférieurs à 3 ou supérieurs à 11, du fait de son caractère amphotère, le pH de vos sudations, qui oscille entre 3,8 et 6,5, le poussera à retrouver une forme solide : quand il baigne dans la transpiration, l’aluminium issu de la pierre d’alun dissoute précipite sous la forme Al(OH)3, hydroxyde d’aluminium de son p’tit nom. (2)
Et pas de moule, l’hydroxyde d’aluminium n’est pas du genre Marshmallow Man, lui. Il va même se faufiler dans vos pores innocents, pour y faire exactement la même chose que le chlorohydrate d’aluminium tant décrié : des bouchons qui bloquent la transpiration. (2)

pierre d'alun sel d'aluminium

Ce magnifique emballlage de pierre d’alun, tout en nuance de bleu et vert pour bien montrer que c’est safe, arbore un texte déclarant que c’est « l’alternative naturelle aux désodorisants conventionnels ». Oui oui, vous avez bien lu. Non pas UNE alternative, mais, foin du vinaigre, du bicarbonate ou autre cyprès, c’est la seule, l’unique.

C’est pas vrai, j’ai lu partout sur le net que la pierre d’alun n’empêchait pas la transpiration de s’écouler !

Ouais, moi j’ai même lu que la pierre d’alun ne contenait pas d’aluminium, alors vous savez…
Malgré tout, le mécanisme qui fait que le chlorohydrate d’aluminium et ses copains sont des antiperspirants, c’est la dissolution du sel en Al3+ et sa reprécipitation en hydroxyde d’aluminium. (3-5)
Oui, oui, comme ce qu’il se passe avec la pierre d’alun, exactement.
De fait, appliquer de la pierre d’alun en lieu et place d’un antiperspirant classique, c’est un peu tomber des Caraïbes en Scylla : la problématique est identique.

C’est pas vrai, j’ai lu partout sur le net que « Le Potassium alum possède une charge ionique négative et une structure moléculaire telle qu’il ne peut être absorbé par les cellules de la peau »

C’est vrai que vous avez lu ça partout sur le net, vu que chaque vendeur de pierre d’alun semble insérer cette phrase qui ne veut strictement rien dire dans son laïus de vente.
Mais c’est pas vrai quand-même.

De vagues souvenirs de chimie vous reviennent peut-être à l’esprit, et particulièrement le principe d’électroneutralité : tout composé chimique est électriquement neutre, et s’il contient des ions chargés positivement ou négativement, les charges de tout ce petit monde là s’équilibrent.

Il n’y a pas de solides chargés négativement.

Non.

Même pas la pierre d’alun, non. Arrêtez d’insister, c’est comme ça.

pierre d'alun

La pierre d’alun est un solide électriquement neutre. C’est comme ça, et tout les laïus mercantiles qui proclament le contraire ne tendent qu’à enduire le consommateur d’erreur (et accessoirement de pierre d’alun).

OK pour la charge, mais pour l’absorption ?

On a vu que la structure moléculaire de la pierre d’alun, pour la pénétration dans l’organisme, on s’en carre un peu, rapport que sitôt appliquée elle se transforme en un précipité d’hydroxyde d’aluminium. (2)
Pour le reste, on en revient à la même problématique que pour les autres sels d’aluminium.

Monsieur Deloncle évoque le caractère romantique d’acide dur de Pearson de l’aluminium et pense que l’acide lactique contenu dans la sueur aiderait à la solubilisation du bouchon d’hydroxyde l’aluminium qui campe dans vos pores après utilisation de la pierre d’alun, favorisant la pénétration de l’aluminium dans l’organisme. (2)
Bien sûr, il y a toujours des gens qui disent que « C’est même pas vrai d’abord ». (6)
Bon.
Blabla, principe de précaution, blabla. (Je ne vous refais pas l’intégralité, vous connaissez maintenant mon opinion sur le sujet, et plus particulièrement au sujet du déodorant, je vous en avais causé ).

Et les recherches récentes sur les sels d’aluminium et le cancer du sein ?

Les recherches continuent, et les tenants du pour se manifestent à travers diverses publications, (7-9) de même que les tenants du contre. (10)
Comme toujours donc, on n’en sait pas plus.

En résumé

On ne sait donc toujours pas si les sels d’aluminium pénètrent dans l’organisme en profondeur ou pas, et on ne sait pas plus s’ils causent le cancer du sein ou la maladie d’Alzheimer.
Le fait que certaines personnes QUI N’ONT RIEN À VENDRE le suspectent devrait suffire à mettre la puce à l’oreille du consommateur d’antiperspirant.
Par contre ce qu’on sait de façon certaine, c’est que la pierre d’alun contient de l’aluminium, qu’elle se solubilise au contact de la sueur, et que le sel initial se modifie.

C’est donc carrément HONTEUX (oui, je suis fortement furieuse, alors je mets des majuscules) voire, dans le cas qui nous occupe, criminel de dire « Vas-y mon p’tit chat, c’est du naturel, c’est sans risque, tu peux t’en appliquer sous l’aisselle trois fois par jour et en croquer au p’tit déjeuner, ohlala, tu penses ».
(Et c’est ridicule de justifier ça par une phrase à consonance scientifique qui ne veut rien dire en vrai).

Mais bien entendu, 500 millions d’euros, c’est un marché juteux, ça serait dommage de ne pas manger sa part du gâteau.
Bien sûr, on pourrait imaginer un monde où le producteur de déodorant déciderait de distraire un peu de son budget marketing pour l’investir dans la R&D et proposer enfin au consommateur suant et transpirant une alternative saine et efficace.
Mais j’entends déjà mon époux crier « Hippie ! » à l’autre bout de la pièce, alors je m’arrête là.

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BIBLIOGRAPHIE
1. Bailly, M. Des déodorants très actifs. LSA Conso. [En ligne] [Citation : 16 02 2015.] http://www.lsa-conso.fr/des-deodorants-tres-actifs,131186.
2. Deloncle, R. Document interne. Alun de potassium. 2014.
3. R.A.Yokel, P.J. McNamara. Aluminium Toxicokinetics: An Updated MiniReview. Pharmacol. Toxicol. 2001, Vol. 88, pp. 159–167.
4. D.L. Teagarden, S.L. Hem, J.L. White. Conversion of aluminum chlorohydrate to aluminum hydroxide. J. Soc. Cosmet. Chem. 1982, Vol. 33, 6, pp. 281-295.
5. Darbre, P.D. Underarm cosmetics and breast cancer. J. App. Toxicol. 2003, Vol. 23, pp. 89-95.
6. D. Krewski, R.A. Yokel, E. Nieboer, D. Borchelt, J. Cohen, J. Harry, S. Kacew, J. Lindsay, A.M. Mahfouz, V. Rondeau. Human health risk assessment for aluminium, aluminium oxide, and aluminium hydroxide. J. Toxicol. Environ. Health B. Crit. Rev. 2007, Vol. 10, 1, pp. 1-269.
7. A.-P. Sappino, R. Buser, L. Lesne, S. Gimelli, F. Béna, D. Belin, S.J. Mandriota. Aluminium chloride promotes anchorageindependent growth in human mammary. J. Appl. Toxicol. 2012, Vol. 32, pp. 233-243.
8. F. Mannello, D. Ligi, M. Canale. Aluminium, carbonyls and cytokines in human nipple aspiratefluids: Possible relationship between inflammation, oxidative stress and breast cancer microenvironment. J. Inorg. Biochem. 2013, Vol. 128, pp. 250-256.
9. P.D. Darbre, F. Mannello, C. Exley. Aluminium and breast cancer: Sources of exposure, tissue measurements and mechanisms of toxicological actions on breast biology. J. Inorg. Biochem. 2013, Vol. 128, pp. 257-261.
10. C.C. Willhite, N.A. Karyakina, R.A. Yokel, N. Yenugadhati, T.M. Wisniewski, I.M. Arnold, F. Momoli, D. Krewski. Systematic review of potential health risks posed by pharmaceutical, occupational and consumer exposures to metallic and nanoscale aluminum, aluminum oxides, aluminum hydroxide and its soluble salts. Crit. Rev. Toxicol. 2014, Vol. 44, S4, pp. 1-80.

REMERCIEMENTS
Un grand merci au Pr. Deloncle pour m’avoir fournit ce texte non publié sur l’alun de potassium.
Ce texte a été initialement écrit pour l’Observatoire des Cosmétiques, qui a donné son accord pour que je le reprenne dans ces pages. un grand merci à eux également.

63 Comments

  1. Merci pour cet article, j’avais cherché sur internet des infos à ce sujet il y a quelque temps et rien ne m’avait convaincue, dans le doute j’avais laissé tomber ma pierre.
    Et je rajoute merci pour ton blog, ça change de tous ces blogs beauté qui n’apprennent rien à personne et qui tentent de te refourguer leur 1000ème crème ultra hydratante via plein de petits liens affiliés, sans parler de ceux qui ne savent toujours pas lire une compo alors qu’ils te vendent leur parapharmacie depuis 10 ans. Bref, c’est une bouffée d’air frais ! Continue & bon courage.

    • De rien Sandra ! J’avais pas mal cherché sur internet aussi, et c’est vrai que c’est généralement assez confus.
      Contente que ça te plaise, et merci !!

      • Je dois être un peu bouché ! :-(((( Je ne comprends pas bien l’attitude à prendre ?
        Je n’utilise la pierre qu’une fois par jour et le résultat me satisfait, me trompe-je ? 😉

        • Meuh non !
          Le résultat satisfaisant, c’est normal, ça marche très bien. Le problème reste la pénétration des sels d’aluminium dans l’organisme et ses conséquences (cancer du sein principalement, Alzheimer peut-être), et ça, aujourd’hui, on suspecte que oui, même si on n’a pas de preuves formelles, parce que la science c’est rarement tout noir ou tout blanc.
          Le but de cet article, c’est surtout de dire : si t’as pris une pierre d’alun pour éviter les sels d’alu des déos classiques, ça sert à rien, c’est chou vert et blanc bonnet.
          Après, je pense que les filles se sentent peut-être plus concernée que les mecs par la problématique déos, rapport que le cancer du sein chez l’homme, c’est plus anecdotique…

  2. Là, je déprime un peu : je pensais avoir trouvé le graal avec ma pierre d’alun plus une goutte d’HE de palmarosa… Il va falloir que je revoie ma copie, mais j’avoue être dans l’impasse : les déos naturels que j’ai essayés manquaient vraiment d’efficacité (odeurs au bout d’une heure, il me suffisait de marcher un peu vite pour aller prendre mon TER) ; les déos classiques, outre leur composition douteuse, perdaient toute leur efficacité au bout d’une quinzaine et je n’étais enfin tranquille pour la journée qu’avec la pierre d’alun. J’ai un déo Schmidt’s en commande (la version sans Ylang-ylang ni sauge) -je voulais varier : j’espère qu’il est efficace, parce que j’arrive au bout de mes options !
    Merci en tout cas pour cet article éclairant et scientifiquement solide.

    • Ah, je suis navrée. Je t’avoue que moi aussi, c’est mon gros point noir les déo. Le SoBioEtic est pas si pire, même si en milieu de journée il montre ses limites. Le Schmidt’s a l’air pas mal, oui, mais quand j’ai voulu en commander il n’était pas dispo. Je pense tenter un mélange vinaigre + HE dans un futur proche, et on m’a paralé de l’Aromaco de Lush, que j’essaierai bien aussi.

      Tu nous feras un retour sur le Shmidt’s quand tu l’auras essayé ?

    • Je crois qu il y a des mélange naturel à faire avec du bicarbonate de soude et de l huile de coco, à regarder de plus près 😉

  3. Merci pour cet article! j’ai utilisé brièvement de la pierre d’alun (sans beaucoup de succès) et je me souviens que déjà à ce moment là j’avais lu des trucs qui portaient à croire que ça n’était pas forcément inoffensif. Soit, j’utilise maintenant un déo que je fabrique moi même (bicarbonate – graisse de coco – he de lavande – arrow root) – et qui marche méga trop trop bien (^^) mais du coup je mets même en question ce bon vieux bicarbonate…c’est sans danger ou bieeen? (je préfère vérifier vu que jmen étale gaiement sur les aisselles une ou deux fois par jour 🙂 )

    Bonne soirée!

    ps: c’est fun de te lire.

    • J’en ai entendu parlé tout plein de ce déo maison, et j’hésite toujours à l’essayer. C’est con, hein, mais à lire les ingrédients, j’ai l’impression que ça va coller et être dégueu – alors que je sais que non, vu que plein de fille l’encense, cette recette.

      Il faut que je creuse un peu sur le bicar, mais je pense que c’est sans danger si tu le tolères bien. J’en ai utilisé pur un moment mais ça me détruisait les aisselles (plaques rouges qui démangent, classe !) et là j’en ai dans une recette maison aloe + glycérine + bicar, qui marche super bien mais j’ai quand-même un petit doute sur l’aloe à cet endroit.

      Bonne journée, et contente que tu aimes !

  4. Merci pour cet article très détaillé, Rachel! Même si je n’ai pas bien suivi à plusieurs endroits (moi et la chimie…), j’ai compris l’idée générale. Heureusement la pierre d’alun ne m’a jamais convaincue, je trouvais ça trop louche. Alors, au lieu d’utiliser un déo en spray, j’utilise un roll-on, tout en sachant que ce n’est pas l’idéal non plus niveau compo. Je ne transpire pas des masses donc ça me convient, mais de toute manière, que faire au final…?
    Bisous!

    • C’est effectivement louche, donc oui, tu avais l’idée. Et que faire, je t’avoue que je ne sais pas bien. Je vais retester des trucs du commerces et des faits-maison, mais j’aimerais vraiment bien que le département R&D d’une grosse boîte se colle sur le sujet et sorte quelque chose de simple, efficace, safe et pas cher.
      (Comment ça je rêve un peu ?)
      Bisous !

  5. Merci pour l’article ! J’ai découvert il y a peu de temps ton blog et je suis devenue une véritable addicte, je souhaite faire une l1 de chimie l’année prochaine alors en te lisant j’ai l’impression de faire une « pré-rentrée » très sympa. J’adore tes touches d’humour.
    Bonne continuation 🙂

    • De rien Charline ! Contente que ça te plaise et bon courage pour les études !!

  6. Han flûte… Bon. Poubelle. J’ai des déos schmidt’s (à la bergamote, à l’ylang-ylang), ils sont pas mal, moins agressifs que soapwalla avec mes aisselles mais bon… Faut pas vouloir sentir bon si tu fais du sport.

    • Ben oui, désolée 🙁
      Et donc le Schmidt’s, ça marche pas plus que ça ? Pffff. Comme le SoBioEtic, quoi, t’as intérêt à l’avoir dans ton sac pour faire des retouches au cours de la journée…
      Je mets tous mes espoirs dans le mélange vinaigre + HE, il faut que je nettoire mon vapo et je tente.

  7. La pierre d’alun m’a toujours laissé un gros doute dans son utilisation et son interaction, c’est pourquoi je ne l’utilise pas ni même ne le conseille. Merci pour ton article qui explique scientifiquement pourquoi la pierre d’alun n’est pas la solution idéale. C’est pas facile en effet d’avoir de vraies infos à ce sujet 😉
    Pour le vinaigre, je l’utilise depuis 6 mois à present et toujours avec plaisir. Seul le jour où je m’epile je met de l’huile de coco pour hydrater et préserver la peau au cas où. (Je fais ça un jour de repos ou d’activité assez faible et l’huile de coco agit alors suffisamment contre les odeurs). Par contre je ne pensais pas que l’on pouvait mêler du vinaigre à de l’huile essentielle étant donné que ce n’est pas un support idéal (ni gel, ni huile). Et j’en ai pas vu l’utilité aussi^^
    Donc j’attends tes essais 😉

    • Non, ça n’est pas simple de trouver des infos fiables dessus, vu que rien n’a été publié sur le sujet. C’est pour ça que je ne m’étais pas trop prononcée sur l’article précédent. Je suspectais bien ce que m’a écrit M’sieur Deloncle, mais au final, j’étais pas complètement sûre…

      Pour le vinaigre, je voulais mélanger un peu d’HE pour avoir un truc un peu plus sympa, girly quoi (oui, oui, je sais), et aussi parce que je lui sentais une petite faiblesse en fin de journée. Bon OK, on vient de déménager, il fait super chaud dans la maison et je montais des meubles ou je me battais avec la ponceuse exentrique, ce qui constitue des conditions un peu extrêmes 😉
      A priori, le peu d’alcool contenu dans le vinaigre agit comme dispersant pour les HE. À vérifier par contre. Mais du coup, suite à tes essais, j’ai l’impression que le vinaigre serait la seule chose que l’aisselle tolère bien sur la longueur.

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  12. Je viens de découvrir ton blog via NellyCosmetique et j’adore ! Même si j’ai laissé mes souvenirs de chimie il y a bien longtemps quand j’ai passé mon bac C (ça avait beau être le dernier, ça commence à faire 😉 ), c’est super intéressant !
    Actuellement je suis passée au mélange maison « classique » huile de coco / bicarbonate / maizena / HE de palmarosa et ça marche vraiment pas mal (moins que le Soapwella mais il commençait à m’agresser sur la fin !).

    • Merci Waffo !
      Je t’avoue que des fois j’ai bien besoin de me replonger dans mes bases de chimie aussi, parce que finalement j’ai arrêté ma carrière scientifique en 2007, et déjà 8 ans ça pèse pas mal !

      Je lis pas mal de bien du fameux mélange maison, mais j’ai l’impression de m’être collé une légère intolérance au bicarbonate après l’avoir utilisé pur. Je supportais bien un autre mélange maison il y a un an, et là je viens de le refaire et ça ne passe pas du tout, l’impression d’avoir les aisselles légèrement à vif en permanence.

  13. rhooo, zut alors! j’ai 1 pierre depuis plus de 3 ans et je n’en suis qu’à la moitié (bin oui, je ne transpire vraiment pas beaucoup) poubelle, donc? 🙁 (et ma toute petite format voyage aussi…)

    l’he Palmarosa fonctionne du tonnerre (je l’ai suggérée à des amies qui en ont plus besoin que moi et elles sont ravies) pure ou
    diluée dans du gel d’aloe vera (de qualité… attention aux conservateurs) ou dans toute autre base neutre ou dans une huile comme le jojoba ça devrait être pas mal. Attention quand même aux allergies de contact qui peuvent se produire à force d’utiliser tout le temps la même he au même endroit.

    Si on préfère un spray, il est tout-à-fait possible d’en préparer avec des he en y ajoutant un dispersant spécial (dispert, solubol…) qui est en général comestible aussi, donc ça ne doit pas être trop toxique 😉 Et comme l’he de Palmarosa est super bactéricide et fongicide, pas besoin de conservateur! (faut la doser à 1% min)

    • Ah je n’oblige personne à passer par la case poubelle, je dis que c’est potentiellement dangereux – après tout, jusqu’il y a peu je fumais et aujourd’hui je vapote, donc bon…
      Tout ça, c’est une question de rapport risque / bénéfice. Si tu ne transpires pas beaucoup, effectivement, c’est peut-être pas la peine de t’embêter avec. Pour les gens qui souffrent d’hyperhidrose, où là ça peut devenir vraiment invalidant pour la vie en société, la question d’utiliser des sels d’alu (je pense à l’Etiaxil®, pour ne citer que lui) peut se poser différemment.

      L’HE de Palmarosa me chauffe un peu pure, je pensais la diluer pour un spray avec du vinaigre, HE Cyprès, Tea Tree, et peut-être un truc sympa pour que je ne sente pas la pharmacie vinaigrée. Si j’ai bien suivi (mais je n’ai pas poussé plus avant) l’alcool du vinaigre disperserait quand-même un peu les HE ? Mais je garde l’idée du dispersant, merci !!

      • Attention avec l’he cyprès, elle est hormon-like, donc à éviter pendant une grossesse et un allaitement (surtout si près des seins) et aussi dans les pathologies cancéreuses oestrogéno-dépendantes (du sein, entre autre, donc…) et les mastoses aussi. Evidemment, ce sont de mini-doses (surtout quand elles sont diluées) mais de petites doses tous les jours au même endroit… Mieux vaut être trop prudente.
        Personnellement, j’étend même les conseils de prudence aux femmes « à risque » (antécédents familiaux…)
        Et c’est hélas la même histoire avec toutes les grandes he qui régulent la transpi (comme les sauges…)
        La palmarosa est urétotonique donc être attentive aussi (si on a des contractions « trop tôt » penser à la supprimer)
        Personnellement, j’aime beaucoup la lemongrass pour son odeur citronnée-chaleureuse peut-être avec du géranium? (elle est anti-inflammatoire et anti-levures; par contre elle peut « chauffer », donc à diluer absolument) (les géraniums sont de bons anti-bactérien et des toniques astringent cutanés, entre autres… qui sentent la rose 😉 )
        nota; c’est par la page de Nelly que j’ai découvert ton blog – je n’ai pas encore eu le temps de tout parcourir mais j’aime beaucoup et le ton, et le fond! Merci!

        • Ah zut, j’ai pas encore fait mon home-work sur les HE. Bon bon bon. Je suis bien d’accord avec toi, tous les jours au même endroit, dans un endroit qui plus outre assez proche des seins, c’est plutôt à éviter.
          Pour la sauge je savais, du coup je trouvais ça un peu bête que Lush ou Shmidt’s en mettent dans certains de leur déos censément à composition safe de ce point de vue là.
          J’aime bien la Lemongrass aussi, et le géranium pourquoi pas. Il faut vraiment que je me documente, mais finalement sur les HE on ne trouve pas forcément beaucoup d’études scientifiques. Je pense qu’avec l’engouement pour une cosmétique plus naturelle, les labos de recherche vont être un peu obligés de se pencher dessus sur le long terme, mais pour l’instant on ne voit fleurir des articles sur le sujet que sur des journaux en ligne, ou lesdits articles ne sont pas évaluées par des pairs avant publication, ce qui veut dire des sources moins fiables.

          En tout cas contente que ça te plaise ! Les archives sont encore un peu minces pour un blog qui a 1 an d’existence, mais les articles sont denses, donc un peu longs à écrire parfois…

          • Lush ça fait un bon moment que j’ai arrêté de suivre, pq dans le genre greenwashing ils se posent là, quand même! (sans compter les prix…)
            Par contre j’ai récupéré les packages pour mes propres « compositions » 😉
            Niveau aroma, y’a un gars à suivre; c’est Marc Ivo Bohning. Son site est ici http://www.aromarc.com/site/fr/ avec pas mal d’articles dans la documentation (dont 1 sur les he chez la femme enceinte, et un sur la chimie simplifiée des he où sa position est très intéressante)
            C’est lui qui a créé la page https://www.facebook.com/groups/Aromatherapieprecise/?fref=ts sur fb que je recommande (bon, y’a 5000 membres maintenant, ça fait bcp, et parfois bcp de conneries sont dites… Il faut « choisir » les interventions qu’on retient. Mais la loupe est très utile!)
            Il insiste bcp sur la qualité des he pq c’est clair qu’on peut déclencher une réaction à cause d’une mauvaise qualité…

            Quand à diluer des he dans du vinaigre j’ai pas encore testé; de toutes façons en agitant bien le flacon avant chaque emploi ça se dilue – par contre, important d’utiliser un flacon en verre alors! Parce que les he qui vont flotter à la surface du liquide peuvent faire fondre le plastic (cas vécu 😉 )

            ps: je fume comme un sapeur :p oui, c’est un peu paradoxal de se soucier tant de ce qu’on se met sur la peau (ou de ce qu’on mange) dans ce cas… Sauf que j’ai une peau terriblement sensible et réactive (+ de l’eczéma et du psoriasis par moment) C’est comme ça que j’en suis venue à me préoccuper de ce que je mettais dessus – puis à me former à l’aroma. En plus, depuis toute petite, je m’intéresse aux tambouilles maison et autres trucs de bonnes femmes… C’est donc un retour à des amours d’enfance 😉

          • Ah oui, je suis bien d’accord aussi pour le greenwashing, mais ils ont quelques produits intéressants parfois, surtout en solide où il n’y a pas de conservateurs, et je t’avoue que dans ma quête du déo efficace, sain et qui n’arrache pas les aisselles, j’ai quand-même ratissé large, haha !

            Sympa ce site d’aroma ! Je viens de lire le document sur les chats, vu que j’avais banni l’utilisation d’HE sur moi depuis que je suis l’heureuse propriétaire de deux adorables minous, encore jeunes et un peu trop curieux, comme tous les chats. Et oui, j’imagine que la qualité et la conservation des HE, ça doit jouer pas mal en effet.

            Je comptais utiliser un flacon en verre, oui, je n’ai pas un fol amour pour le plastique. Quand je bossais l’été en analyse des eaux, sitôt qu’on nous demandait un taux d’hydrocarbures il fallait que l’eau soit prélevée dans un flacon en verre parce que sinon il y avait une pollution (minime, mais voilà) par le plastique de la bouteille qui en présence d’air et d’eau, relarguait des hydrocarbures. Donc exit le plastique et les huiles ou les HE. Et je vais commencer avec du vinaigre seul et en rajoutant des HE au fur et à mesure si ça ne suffit pas ou si l’odeur ne me plaît pas.

            Et oui, j’imagine qu’avec une peau sensible, tu apprends rapidement à faire hyper gaffe. Bon par contre, moi je suis un peu feignasse sur les tambouilles maison, à part les trucs simplissimes 😉

  14. Je suis passée à la pierre d’alun il y a 6 ou 7 ans. J’ai en réserve assez de pierre d’alun solide, en spray ou en poudre jusqu’en 2027 (ouais. Des fois qu’une pénurie mondiale m’oblige à sentir le putois).

    Ah ben j’ai l’air fin maintenant 😀

    Donc j’ai réfléchi depuis la publication de ton article:
    1) pas d’historique de cancer du sein dans ma famille
    2) une 1ère mammographie il y un mois a révélé que dalle : pas de suivi, pas de traitement, pas de contre-indication, au revoir Madame, à dans 5 ans
    3) je suis incroyablement cruche et boulet dès que ça touche aux tambouilles maison, je ne sais pas faire, ça foire tout le temps
    4) avant de balancer l’alun, je ferais mieux de balancer mes clops, le bénéfice pour ma santé serait incontesté et incontestable

    Voilà voilà…. Mais c’est quand même dingue qu’en 2015, aucun labo n’aie été foutu de nous pondre un déo efficace, pratique et sans danger…..

    • Hahaha ! Je crois que sur certains produits, on a tous des réserves inavouables 🙂

      Mais oui, effectivement, je ne prône pas l’éradication de la pierre d’alun ou des sels d’alu. Dans ma jeunesse j’ai frôlé l’hyperhidrose, et franchement, si ça se reproduisait aujourd’hui, je pense que l’utilisation de sels d’alu serait une option que j’envisagerais.
      Ce qui m’énerve au plus au point par contre, c’est les gens qui cachent les risques au consommateur histoire de vendre plus, et dans le cas de la pierre d’alun, le fait que ça soit présenté comme une alternative safe aux déos conventionnels.

      Je trouve que chacun devrait avoir la possibilité de faire sa petite liste bénéfices / risques et de prendre sa décision comme tu l’as fait, en toute connaissance de cause.

  15. Encore une chose (je ne sais pas si ça a déjà été abordé, Rachel?) quand on souffre de transpiration excessive, ça vaut parfois la peine de se pencher sur son alimentation… Quand le corps ne digère pas un truc, ça veut dire qu’il ne saura pas totalement l’éliminer par les voies naturelles, et il va essayer d’évacuer ces « toxines » par d’autres endroits (notamment la peau… Et la transpiration)
    Les produits laitiers sont assez souvent incriminés (ainsi que le gluten…) Il ne s’agirait pas vraiment d’allergies mais plutôt d’intolérances. Il faut savoir que le lait (et donc ces dérivés), produit maintenant par des vaches élevées en batterie nourries avec des choses bizarres et bourrées d’antibio produisent un lait qui n’a plus grand-chose à voir avec ce que le corps humain peut « traiter » facilement (encore plus en non Bio) Et que, manque de bol, ce sont les cellules graisseuses contenues dans le lait qui fixent toutes ses saloperies. Sans compter que le processus UHT tue bcp de « bonnes bactéries » qui faciliteraient sa digestion, bcp plus que la pasteurisation (et que, à la base, le lait de vache est fait pour les veaux, pas pour les humains…)
    Il faut savoir aussi que le boom de la consommation et de la pub pour les produits laitiers date… D’après la guerre 40-45 (moment où les gens étaient très dénutris et où on a « inventé » l’élevage en batterie…) Peut-être que certaines d’entre vous (ou vos mères) se souviennent encore de la distribution de lait à 10h dans leur école? (je suis née en 64 et j’ai connu ça en maternelle – et je détestait le lait! Et le beurre aussi d’ailleurs) Et bien cette « habitude » datait de l’après-guerre encore!
    Avant guerre, on consommait encore le lait cru ou juste bouilli ou pasteurisé, en en fait beaucoup plus de monde qu’on ne croit le digère bcp mieux comme ça… Et ça ne fait même pas 4 générations depuis; nos organismes n’ont pas encore pu créer les enzymes appropriés pour gérer tous ces changements alimentaires en si peu de temps, en fait…
    Certains peuples (américains natifs, japonais…) ne disposent d’ailleurs pas du tout des enzymes nécessaires à la digestion du lait, simplement parce qu’il n’y avait pas de vaches chez eux avant! (logique, non?) Et c’est le cas aussi en Europe pour certaines personnes… Certain.e.s digèreront le lait de chèvres ou de brebis mais pas celui de vaches. Ou le lait cru mais pas de lait pasteurisé/UHT… Ou les yaourt et certains fromages mais pas le lait…
    Tout ça pour dire qu’essayer une suppression de produits laitier pendant quelques semaines pour voir si ça change quelque chose pour vous peut valoir vraiment le coup… (et même plus que vous ne croyez parce que ça fera peut-être disparaître aussi des tas d’autres petits symptômes désagréables… De la peau et les cheveux gras en passant par une digestion laborieuse au coup de pompes, maux de têtes, sommeil perturbé… et même maux de dos! Cas vécus par des amis)
    Le truc est donc de tout éliminer pendant 2 ou 3 semaines, noter les changements éventuels (tous!) et puis réintroduire 1 chose à la fois pendant quelques jours, et si les désagréments reviennent, vous avez votre ou vos coupables!
    Et, bon, c’est un coup à prendre (vérifier les étiquettes de tous les produits du commerce pq y’a des dérivés de lait – lait en poudre, sérum de lait, graisse « butiriques »… – dans un peu tout) mais on trouve aussi de plus en plus de « faux » produits laitiers (yaourts, crèmes fraiches, glaces… Même des « faumages »!) de plus en plus facilement (et des tas de recettes sur le net aussi!)
    (pardon pour le pavé Rachel 😉 si tu trouves que c’est trop, élimine – ou coupe, hein!)

    • Ça n’a pas été abordé dans les commentaires, et moi je ne l’ai pas abordé non plus parce que sitôt qu’on touche à la bio et la physio, je suis aussi paumée que n’importe qui.
      Dans mon expérience perso, les produits laitiers je tolère super bien, mais je me pose des questions sur le gluten, entre autre parce que pendant mon déménagement, ou je n’ai mangé quasi que des pâtes pendant 3 semaines parce que pas le temps de faire autre chose, j’ai pris pas mal de kilos, qui sont repartis aussi sec quand j’ai repris une alimentation avec certainement autant de glucides lents mais sans gluten.
      Après, je ne sais pas si c’est le gluten ou les produits transformés. J’achète ma viande directement chez des producteurs fermiers qui savent prononcer « bien-être animal » sans chopper une crise d’urticaire, et j’ai la chance d’avoir un marché bio à 500 m de chez moi, avec légumes, pain et fromage de producteurs bio locaux. C’est produit et transformé localement, c’est pas forcément beaucoup plus cher qu’au supermarché (hop, exit les frais d’intermédiaires) et dans l’ensemble c’est des gens avec des principes qui s’intéressent à la biodiversité et donc aux variétés anciennes. (Et surtout, c’est BON !)

      Ah, et quoique née en 76, j’ai aussi eu du lait en maternelle. J’en ai toujours beaucoup bu, et j’ai toujours adoré ça. Il faut dire que mes parents étant agriculteurs, j’ai aussi eu du lait pas trop dégueu. C’est con mais limite quand je ne consomme pas de produits laitiers pendant 15 jours, j’ai des fringales de fromage ou de lait après. Je pense que dans tout ça, c’est pas mal d’écouter son corps et ses envies, le mien a l’air d’être tout à fait habitué au lait et plus du tout aux produits transformés, type pizza surgelée et autres trucs du même acabit, ou là mes enzymes se mettent carrément en grève.

      Et non, je ne coupe pas, nous allons apprendre à conjuger ensemble le verbe paver : je pave, tu paves, nous pavons 😉

  16. Comme promis, je reviens rendre compte de mon premier contact avec le déo Schmidt’s. Comme je voulais éviter sauge et ylang-ylang, et que je ne suis fan de la bergamote dans le thé et les gâteaux plutôt que sous mes aisselles, j’ai choisi celui aux HE de genévrier et de cèdre. C’est la version plutôt destinée aux hommes à l’origine, je pense, mais comme j’apprécie les odeurs boisées, cela ne me gêne pas.
    J’ai donc reçu le pot hier et l’ai testé dès ce matin, version crash-test (départ à 8h, retour à 20h30, avec pas mal de transports en communs et pas le temps de faire d’éventuelles retouches). Premier contact : c’est très compact et la petite spatule est utile. L’odeur n’est pas du tout envahissante et demeure discrète tout au long de la journée. J’ai dû courir pour attraper mon train du matin, comme d’habitude, sprinter à nouveau ce soir pour tenter d’attraper le bus qui me mène à la gare puis marcher d’un pas (très) rapide jusqu’à ladite gare puisque j’avais raté le bus.
    Bilan : pas une seule odeur désagréable ! En revanche, en rentrant, j’avais un petit dépôt pâteux sous les aisselles. Je ne l’ai pas senti particulièrement, mais je préfère le signaler. Cette première journée est donc positive, mais j’attends de voir si cela se confirme sur le moyen terme (une quinzaine) et si je n’ai pas d’irritations, car la matière, à l’application, laisse bien sentir le côté minéral et finement granuleux.
    Si l’efficacité se confirme, je pense alterner entre alun/palmarosa et Schmidt’s en attendant ton article sur l’utilisation du vinaigre.

    • Merci Kat !

      Et oui, ça doit être sympa comme odeur, j’aime bien les trucs boisés ou épicés aussi. Bon, c’est pas mal si ça remplit son office en tout cas. Je suppose que le côté granuleux, ça doit être le bicarbonate, donc le truc super efficace que mes aisselles ne tolèrent plus, et le dépôt l’arrow-root.

      Et je commence le test du vinaigre dès aujourd’hui !

  17. je suis bouche bée !!!merci pour l’info ! toutes ces femmes qui veulent du naturel trompée ! quel dommage !

    • C’est naturel, note, mais c’est pas inoffensif pour autant…
      Et oui, c’est dommage.

  18. Bonjour Rachel,

    Après avoir entendu les polémiques sur la pierre d’alun j’ai décidé de ne plus l’utiliser (pourtant elle me convenait très bien =( ). Du coup j’ai testé le fameux mélange huile de coco+bicarbonate+maïzena, résultat : efficacité au rendez-vous mais mes hauts sont tâchés de manière irréversible, et j’ai eu d’énormes irritations. En testant le bicarbonate seul ça passe mieux , mais mes aisselles sont quand même irritées. J’ai essayé le vinaigre aussi (blanc et cidre), ça marche plutôt bien mais il reste une très légère odeur de vinaigre donc j’ai laissé tomber. Depuis deux jours je fais un essai avec de la poudre de silice, plus précisément celle-ci : http://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/poudre-seve-de-bambou-aroma-zone . Je n’ai pas encore testé la silice dans des conditions extrêmes, mais aucune odeur à signaler pour l’instant. Je voulais juste savoir, histoire de ne pas remplacer un produit nocif par un autre, si à ta connaissance il y a des contre-indications ou danger à utiliser ce produit de façon quotidienne. J’ai passé trois ans à me tartiner quotidiennement les aisselles de pierre d’alun en pensant bien faire, je ne veux pas refaire la même erreur.

    • Tu n’es effectivement pas la seule à m’avoir dit que ce déo home-made laissait des taches sur les vêtements. Pour les irritations, le bicarbonate j’ai l’impression que c’est quitte ou double : tu le tolères et c’est génial, tu le tolères pas et c’est l’enfer (et tu changes de déo).
      C’est à cause le la légère odeur de vinaigre, de laquelle je ne suis pas super fan, que je veux rajouter des HE dans mon mélange.
      Quand à la poudre de sève de bambou, et par extenson de silice, je ne pense pas qu’il y ait de danger majeur à part dans l’application. 1 à 30 microns de granulométrie, ça veut dire que ça s’inhale facilement, et la silice n’étant pas soluble dans les poumons, ça pourrait, au fil des années, s’accumuler et être gênant. A priori aux doses auxquelles on est exposé, il n’y a pas trop de bile à se faire (regarde l’article sur l’argile blanche pour plus de détails si tu veux : http://boudoir.the-onlooker.com/argile-blanche/), mais c’est vrai que si en plus de ton déo en poudre, tu utilises du maquillage minéral quotidiennement, un dentifrice en poudre et un shampooing sec à l’argile blanche hebdomadaire, tu vas finir par inhaler pas mal de particules. Il n’y a pas eu d’études de dose à ma connaissance, mais quand même, les mineurs qui choppaient la silicose faisait un peu plus que se poudrer le nez.
      À l’inverse, je ferais un article à l’occasion sur le talc : lui, il est beaucoup moins sympa.

      • Merci Rachel pour ta réponse et tous tes conseils =). Je n’utilise pas beaucoup de poudres ultra fines dans ma routine (du brou de noix en tant que shampooing sec, de la poudre de riz pour matifier et du maquillage minéral) donc je ne pense pas trop cumuler à ce niveau-là. J’ai laissé tombé la silice, je trouvais ça trop light finalement. Mais j’ai testé une autre poudre que je trouve très efficace concernant les odeurs : l’oxyde de zinc! En y pensant, c’est assez logique que ça marche bien pour ce genre d’utilisation vu que ce produit a des propriétés antibactériennes. Cette poudre est très douce avec la peau tout en étant efficace, c’est appréciable.

  19. Un article vraiment bien écrit est porteur de vérité!!!, à lire absolument ! merci beaucoup!
    De mon côté je pense avoir trouvé un très bon déodorant, il est naturel sous forme de crème (en espérant ne pas découvrir qu’il n’est pas si clean que cela ;)… ) de la marque Soapwalla, et oui le home made n’est pas encore pour moi….
    Ravie de découvrir ton blog.

    • Merci Emeline !
      Le Soapwalla a une compo tout à fait sympa, pas de soucis là-dessus. Les seuls problèmes rencontrés avec, d’après les commentaires sur les divers articles déo ici, c’est que pour certaines, il tache les vêtement et / ou le bicarbonate donne des irritations, qui disparaissent à l’arrêt du déodorant.
      Du coup si tu tolères bien le bicarbonate, pas de soucis !

  20. Merci pour cet article,très intéressant! J’ai une petite question,peut être bête,j’utilise un déodorant Ushaia Vanille à la composition plutôt sympa ( sans silicones,phenoxyethanol,parabens,ni sels d’aluminium,tout ça,juste avec pas mal d’alcool mais ça ne me dérange pas,personnellement )… Il est dans un flacon en alu,ça pose un problème ? Je cherche a éviter les sels d’aluminium,mais les emballages en aluminium,est ce que cela en contient ( et donc risque de « contaminer » le cosmétique à l’intérieur ) ?

    • Effectivement, j’utilise un déo qui contient pas mal d’alcool aussi, et ça se passe très bien. Je ne pense pas que le fait qu’il soit dans un flacon alu pose problème. Normalement, il doit être vernissé à l’intérieur. Quand bien même il ne le serait pas, l’aluminium au contact de l’air s’oxyde très rapidement et forme une très fine couche d’alumine, qui est très dure et très peu soluble dans des condition normales. On utilise des catalyseurs à haute température pour la briser quand on veut faire réagir l’aluminium avec autre chose.
      Donc pas trop de soucis à se faire de ce côté là je pense.

  21. Waouh, belle découverte que ton blog, merci !

    Je reviens sur le point qu’un commentaire a abordé : un autre déo’ à base de bicarbonate de soude alimentaire.
    Cela fait désormais plus d’un an que mon frère et moi-même utilisons le bicarbonate pur (parfois agrémenté d’une goutte de parfum naturel) sous nos aisselles. Pas besoin de recette, même très simple, on prend juste de la poudre sur les doigts et on frotte.

    Je n’ai constaté aucun effet secondaire visible (pas de rougeurs ou de picotement) et ça marche du feu de dieu.
    Bien sur, je n’ai aucune réelle assurance que ce soit sans risque, mais je pense que c’est malgré tout vachement moins pire (elle est belle ma phrase, non ?) que le reste.

    Je suis désormais une fidèle lectrice de ton blog en tout cas !

    • Je l’ai utilisé comme ça pendant quelques temps, le bicarbonate, et franchement si je le tolérais toujours je n’aurais pas changé. Ça permet de ne sentir rien du tout, même pas un vague parfum discret, donc c’est très chouette – oui parce qu’entre l’odeur du déo, du shampooing, de la crème, etc, ça devient difficile de rajouter un parfum par dessus sans avoir une attaque olfactive.

      Si tu n’as pas de rougeur, de plaques ou de démangeaisons, je ne pense pas que ça soit vraiment risqué. Il faudra que je creuse sur le sujet un de ces jours.

      Et merci, contente que ça te plaise !!

  22. Je fais un petit retour sur le Schmidt’s après un temps d’utilisation raisonnable : un peu plus d’un mois et demi. Comme je l’avais dit, j’ai trouvé ce déo efficace même dans des conditions d’effort physique – je n’ai toutefois pas couru de marathon avec ! 😉 – cependant, il me semblait irritant à cause du côté très granuleux, et pas très pratique à étaler.
    Du coup, après réflexion, j’ai décidé de tenter un mélange : une dose de Schmidt’s avec une noisette de lait corporel Cold Cream Avène. J’ai choisi cette crème parce que je l’avais sous la main et parce que son odeur un peu boisée ne venait pas contredire celle du déo. Mais on peut trouver certainement mieux : elle contient du phénoxyéthanol.
    Résultat : l’effet déo est toujours identique et tient toute la journée sans problème (je précise, pour celles qui n’ont pas envie de remonter le fil des commentaires, que je transpire plutôt facilement et que j’ai tendance à sentir le fauve au bout de deux heures voire moins avec un déo classique si j’ai le malheur de faire un effort). Mais en prime, j’ai les aisselles toutes douces et aucun dépôt granuleux en fin de journée, alors que c’était le cas au début.
    Bref, j’ai l’impression d’avoir trouvé le Graal ! Je me doute que ça ne doit pas fonctionner pour tout le monde, mais j’espère que l’astuce du mélange pourra servir à toutes celles qui ont les aisselles aisément irritables.

  23. Merci pour l’article, et le blog ou pour une fois, vous essayer de chercher des réponses plutôt que d’affirmer de façon péremptoire. Pour la pierre d’alun, j’en ai une dont je me sert occasionnellement, mais j’avais quand même un léger doute, surtout qd on l’utilise sur une peau irritée. Si d’aucun a envie de reçycler sa pierre d’alun, elle est utile pour préparer un tissus en vue de le teindre. C’est ce qu’on appelle le mordansage qui précède la teinture. Innoffensif ou pas, j’en sais rien. Sans doute faut-il la ver le tissus après teinture pour éliminer l’alu.

    • Merci Hélène !
      Sur une peau irritée, effectivement, le stockage dans l’épiderme — je n’en parle pas dans cet article mais dans celui sur les déodorants (http://boudoir.the-onlooker.com/deodorants-sels-aluminium-sante/)
      Et oui, l’alun est aussi utilisé dans la teinture du bois, pour des couleurs violine avec le bois de campêche si je me rappelle bien? Je pense qu’en lavant consciencieusement le tissu après et en portant les protections adéquates pendant le process, ça doit aller, mais je t’avoue que je n’en suis pas sûre à 100%.

  24. Bonjour,
    J’en avais entendu parler, mais n’en utilisant pas j’avais pas cherché plus loin. Par contre j’ai envoyé le lien à mes parents, même si comme moi ils vont pas comprendre les petite lignes « chimistes ».
    Je suppose que la poudre d’alun est la même chose? Et quand est-il d’une utilisation sur le visage pour l’acné? J’ai testé quelque fois avant de me coucher pour sécher mes boutons.
    Merci de ta réponse

  25. Bonjour,
    Travaillant dans la restauration de bâtiments anciens, un confrère m’a indiqué qu’il appliquait du sel d’alun ou Alun de Potassium sur les pierres de tailles pour éviter qu’elles ne s’effritent.
    Pour ce faire, il dissout les cristaux dans de l’eau qu’il fait chauffer, à raison de 100 grammes par litres d’eau.
    Or, j’ ai vu que ce produit contenait de l’aluminium.
    Savez vous s’il y a des risques sanitaires à utiliser ce produit dans les phases suivantes :
    – durant le temps de chauffe (vapeurs)
    – durant l’application au pulvérisateur (même si le le mélange est alors froid)
    – préférer une application au pinceau ?
    – subsiste-t-il des rejets une fois le produit appliqué sur la pierre ?

    Par avance merci.

  26. Oui, mais dans votre expérience avec le verre d’eau, vous oubliez quelque chose. La solubilité, c’est une question de quantité. Faites la même expérience avec un fond de verre et je ne suis pas sûr que vous aurez le même résultat. Il en va de même de mes aisselles qui n’ont rien avoir avec l’eau (du moins les miennes ne sont pas aussi humides que certaines personnes). En outre, il y a également des questions de quantité, combien de microgrammes de sels d’aluminium sont déposés après une utilisation de pierre d’alum, combien pénètre dans l’organisme à comparer avec un déo classique pour lequel ce genre d’expérience a été fait. Quelle est la dose à partir de laquelle il y a nocivité?

    • En fait, je n’oublie rien. J’illustre (et accessoirement je donne la solubilité de la pierre d’alun, qui est de 282g/L. Libre à vous de calculer ce que ça donne sous vos propres aisselles en recueillant vos mL de sueur et en n’oubliant pas l’ajout d’eau sur la pierre avant utilisation).
      Je crois que vous n’avez pas lu l’article. Si on avait des certitudes, on ne se poserait pas de questions (c’est un résumé grossier de ce que j’y raconte. Sinon, vous pouvez lire le résumé à la fin de l’article, c’est un peu plus détaillé mais résumé quand-même…)

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